Tokyo/Overtones

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Popnews (mars 2003)

TOKYO/OVERTONES

Cela fait longtemps que cette interview traînait dans nos cartons... comme il faut bien se lancer, retour sur une entrevue que nous ont accordée les havrais de Tokyo/overtones quelques minutes avant leur concert au Pink and Purple Pop Festival organisé par les Popingays en octobre dernier. A toute fin utile, je rappelle qu'on attend toujours beaucoup de ces gaillards-là et de leurs futures productions.

Laurent : j'ai fait pas mal de groupes avant, dans une veine plus pop, notamment au sein de Chapter 24. Avec Chapter 24, on tournait beaucoup en compagnie du groupe de Sébastien et William. Quand nos groupes respectifs se sont arrêtés, on s'est mis à jouer ensemble naturellement. Quant à Virgile, il jouait aussi dans une formation havraise avant de nous rejoindre. Le groupe s'est constitué en novembre 1999. On a beaucoup disserté sur votre nom... pouvez-vous livrer à POPnews la version définitive sur le pourquoi de ce sobriquet, Tokyo/Overtones ?

On voulait un nom assez long, d'emblée... on a essayé plusieurs nom et puis ça collait bien. Désolé pour la légende (rires).

Comment se sont passés les débuts du groupe ?

Au bout de six mois, on a enregistré un quatre titres et demi à la maison, avant tout pour démarcher les bars du Havre et trouver des concerts. Et puis il a eu des répercussions inattendues, nous a permis de trouver des concerts, d'avoir des chroniques, de passer chez Lenoir, et finalement, de trouver un label... Quand on a trouvé le label, on avait déjà commencé à enregistrer le six titres.

Pourquoi un six titres et pas un album d'ailleurs ?

Parce qu'à l'époque, on voulait juste aller un tout petit peu plus loin que le quatre titres et demi (rires). On ne sentait pas encore assez mûrs pour un album, on n'avait pas assez de titres. Même après quand on a signé avec Cosmosonic et qu'on en a discuté avec eux, c'était clair qu'on ne se sentait pas prêt pour un album.

Tahiti 80, Maarten, Tokyo/Overtones... y'a-t-il une scène pop normande ?

William : Pas vraiment... il y a plutôt une scène métal ! c'est aussi pour ça qu'on essaie de jouer beaucoup à l'extérieur.

Laurent, il y a pas mal de comparaisons qui ont été faites au sujet de ta voix dans la presse... Perry Blake, David Gahan, Neil Hannon, Jay Jay Johanson... ça te parait pertinent, agaçant ?

J'ai été surpris. Ce sont quand même des gens qui ont un chant assez maniéré, ce qui ne me semble pas le cas pour moi, à part peut-être sur le premier titre du maxi.

L'anglais s'est imposé pour le chant ?

Ca fait des années, c'est venu naturellement. Au début la label nous a demandé si on ne voulait pas chanter en français, on a répondu non et on a plus parlé William : écrire en anglais ou en français, ce n'est pas du tout la même démarche. Laurent : moi ça ne fait pas longtemps que j'écoute de la musique chantée en français. Depuis 1995 en fait, et "La Mémoire Neuve". Dominique A., c'est la personne qui m'a le plus traumatisé en matière de chanson française. Beaucoup de gens qui veulent chanter en français en viennent fatalement à faire du sous-Dominique A.
William : il n'est pas exclu qu'on s'y mette un jour...
Laurent : quand on écoute de la musique anglaise depuis 20 ans, c'est dur. Et puis je ne pense pas que nos musiques s'y prêtent.
William : quand Tahiti 80 était sur le point de signer sur un gros label, on leur a demandé de chanter en français. Xavier a traduit tous ses textes, ce n'était pas terrible, ça n'allait pas du tout.

Parlez-moi du son Tokyo/overtones ?

Laurent : il est unique (rires) !! parce qu'on ne le maîtrise pas... il évolue en permanence, on est encore en train de se chercher, on est peut-être de moins en moins en accord avec la façon dont sonnent certains anciens morceaux. Depuis quelques mois, on travaille avec un ordinateur... William, aide-moi !!
William : Depuis quelques mois, on a commencé à préparer un album qui devrait sortir dans le courant de l'année si tout va bien. La démarche va être différente, car on travaille différemment depuis quelques mois, on intègre de plus en plus d'électronique, on a de nouvelles machines. Mais on ne les a pas intégrées pour les concerts de cet automne, ce qui a un côté un peu frustrant.
Laurent : après l'album, on verra si on a un son, en fait.

Vous allez le produire tout seul, ou travailler avec quelqu'un d'extérieur ?

On va sans doute le faire avec David Fontaine. Ca s'est super bien passé avec lui William : ce qui est clair, c'est qu'on commence à avoir une idée un peu plus précise du son pour les morceaux, même s'ils sont encore pour le plupart embryonnaires, contrairement à quand on a fait le maxi, pour lequel il y avait des morceaux qu'on traînait depuis longtemps. Au niveau son, on aurait été vraiment incapable de dire ce qu'on voulait. D'ailleurs le maxi est très éclectique. Tu as un morceau très électro, un autre très pop, un autre très rock, un autre électro-pop... j'espère que pour l'album on arrivera à une sorte de synthèse de tout cela. En tout cas, on sait où l'on ne veut pas aller.

Vous envisagez de reprendre des morceaux du maxi sur cet album, remis au goût du jour ?

Non, on ne pense pas... un peut-être, s'il coule bien avec le reste. On verra.

C'est bien de jouer avec des gens, de rencontrer d'autres gens ?...

Laurent : ça nous permet de faire des rencontres, de sortir de sa coquille

Matthieu Malon aka laudanum a fait un remix inédit de votre morceau ,"Then", qu'en pensez-vous ?

Laurent : je l'aime bien... Même si j'ai un petit problème avec un son de synthé au début... William : moi, je l'écoute en voiture, c'est bien, c'est surprenant. C'est intéressant d'avoir un regard extérieur sur sa musique. Mais il est vrai que pour le moment, on a avant tout besoin d'arriver à une certaine cohésion au sein du groupe avant de se lancer dans des collaborations à l'extérieur.

propos recuillis par Guillaume. Merci à Nicolas.


Longueurs d'onde (N°18 / Hiver 2002 - 2003)

Tokyo/Overtones

Le petit truc, c'est le premier CD 4 titres enregistré peu après la formation du groupe en novembre 1999. Quatre jeunes musiciens actifs dans des groupes locaux se rejoignent pour conjuguer des aspirations communes à coup de guitares, basse, batterie, claviers et machines. Conçu comme une carte de visite, le disque reçoit en retour chroniques enthousiastes et opportunités de concerts.

"Pas mal de gens ont été touchés, ce qui nous a surpris car on ne s'attendait pas à ce que ça plaise à autant de monde ; en plus, ce que les gens y trouvent, c'est ce qu'on a voulu faire passer."

Pas si surprenant que ça après tout : recherche sonore et composition sont en effet de très bon niveau. De douces mélodies pop soulignées par des ambiances électroniques, des contrastes qui sonnent juste et une voix particulièrement belle. Août 2001, le label caennais Cosmosonic prend le combo en charge qui passe illico en studio pour le 6 titres Polar EP.

"A l'époque, on pensait qu'on manquait encore de maturité pour sortir un album. Depuis, on a beaucoup travaillé, préparé et maquetté de nouveaux morceaux. C'est vrai que les chroniques sont bonnes mais on bosse aussi à fond, c'est donc une récompense."

Un pas est franchi vers des constructions soniques de plus en plus riches. Violoncelle, trompettes et violons magnifient l'intimité des compositions, des émotions mises à nu avec délicatesse et sincérité. Le groupe gagnant en assurance, l'habillage sonore se précise.

"On travaille de plus en plus avec des ordinateurs et des instruments qu'on n'utilisait pas il y a un an. On commence à vraiment peaufiner le mélange de musique électronique, de samples, et de musique pop au sens propre du terme."

A vouloir trop hâtivement rapprocher la musique de T/O d'influences britanniques pour sa sensibilité trip-hop et son chant planant, on en néglige certains côtés :

"On préfère Beck, Sparklehorse, l'Altra ou Chokebore... on aime beaucoup des groupes suédois, islandais comme Mùm ou Sigur Ros. Nous travaillons beaucoup sur les ambiances et les mélodies, aussi nous nous sentons proches de la scène allemande (The Notwist, Lali Puna, etc...)."

Leur musique a en tout cas toutes les chances de trouver un écho à l'étranger. D'ailleurs, il y a quelques mois, face à un public londonien qu'ils appréhendaient, le courant est bien passé. Aujourd'hui, les voilà finalistes régionaux des sélections du Printemps de Bourges et groupe "monte-charge" de la Fédurock qui lui offre une aide à la professionnalisation (formation, financement, partenariat, communication, etc.). Mais pas question de griller les étapes de peur de manquer de savourer chaque nouvelle expérience. Dans un milieu où ils se sentent en confiance, ils ont simplement l'air ravi de ce qui se passe. On imagine sans peine toute la sérénité et la réflexion qui entourent la préparation du premier album. Patience, ambition et talent : quel beau départ...

Béatrice Corceiro


Interview Presto! - #57 février 2002

En un peu plus de deux ans,TOKYO/OVERTONES a franchi plusieurs caps pour devenir l'un des groupes les plus intéressants de Haute-Normandie. Sa pop, paradoxalement fragile et assurée, livre différentes facettes, l'une sensible et intimiste, l'autre agressive et décousue, sans jamais décevoir, sans jamais s'égarer dans la recherche absolue d'une particularité. Pourtant le groupe havrais ne ressemble pas aux autres ou si peu. Sa fraîcheur, sa singularité ou encore son originalité, constituent plusieurs atouts indéniables face à l'armada pop toujours en action ici et ailleurs. C'est le jeune label Cosmosonic.com situé à Caen qui a dégainé le plus vite (et qui a eu le nez fin) en signant TOKYO/OVERTONES pour deux ans. L'histoire passe désormais, et ce mois-ci, par la sortie du six titres "The Polar E.p.", un disque qui devrait ouvrir d'autres portes au quatuor dans les semaines à venir.

Pourquoi avoir signé chez Cosmosonic.com, ce jeune label caennais également présent sur le net ?

Laurent : c'est une petite structure dont on est sûr qu'elle s'occupera du groupe.

William : on a trouvé les conditions intéressantes. Le budget enregistrement et promotion était assez conséquent et surtout Cosmosonic nous laissait libre quant à la direction artistique, nous glissant au passage seulement quelques conseils et avis. Ce qui correspond très bien à notre souhait.

Quand sort The Polar E.p. ?

Laurent : il est sorti le 22 janvier et la distribution est assurée par UMC. Il sera pour l'instant diffusé à trois mille exemplaires. On a enregistré avec David Fontaine - ex Piggy in the mirror (Dionysos, Tahiti 80, etc.) devenu Plash and Pois - que l'on considère comme le cinquième membre du groupe sur le disque. Enregistrer avec lui est un véritable plaisir...

Sans dénigrer ce petit label qui a l'air très bien, n'y avait-il pas d'autres possibilités du côté des plus grosses machines?

Laurent : on avait des contacts mais rien de concret. Là au moins, on a trouvé des gens qui nous faisaient confiance après l'écoute de notre première démo. Deux groupes ont été signés, nous et des rappeurs je crois!

William : nous nous sommes engagés pour deux ans pour l'instant.

Vous avez enregistré un CD six titres et non pas un album, pourquoi ce choix ?

Laurent : le groupe ne s'est pas posé la question puisque au départ on devait autoproduire ce disque et s'en faire une carte de visite pour espérer plus. Il y aura sûrement un album vers la fin 2002.

"The Polar E.p." confirme la tendance aux morceaux mélancoliques et Intimistes entrecoupés d'autres plus énervés. Ou va la préférence?

William : on aime faire cohabiter ces deux tendances. On joue sur plusieurs couleurs, plusieurs émotions, et on varie les sentiments. D'un côté, le groupe se tourne vers la pop acoustique et, de l'autre, part vers des choses plus noise. C'est la partie électronique (de plus en plus présente à l'écoute du disque) qui permet le relais.

Laurent : on varie les humeurs suivant l'état d'esprit du moment, surtout au niveau des textes. Il y a des moments humoristiques et d'autres mélancoliques...

Justement les textes ! Encore un groupe français qui chante en anglais ?

Laurent : on ne se voit pas chanter en français dans la mesure où nous ne possédons pas de références musicales françaises. Il y a bien des gens comme Dominique A que nous apprécions mais qui ne correspondent pas à notre style.

William : Et puis le label et le distributeur possèdent la même vision que la notre sur le sujet.

TOKYO/OVERTONES se révèle assez timoré au niveau scénique (malgré une énergie supérieure à celle des disques). Juste une impression ou une réalité?

Laurent : c'est que nous sommes assez scotchés sur scène, on nous le dit souvent ! On vient d'obtenir une résidence à l'Agora au Havre pendant six mois pour travailler la scénographie. On a encore beaucoup à apprendre.

Hormis la sortie du disque, y a-t-il d'autres projets ?

William : on aimerait réaliser une tournée en France mais il faut déjà attendre les retombées médiatiques du disque.

Laurent : nous jouons surtout à partir de février avec notamment une date le 1er à Notre-Dame-de-Gravenchon, une autre le 9 à Fécamp et le 12 au Divan du Monde à Paris.

Au Havre, ville historiquement rock'n'roll, êtes vous considérés comme des extra-terrestres?

William : non, au contraire, nous sommes bien vus malgré le fait d'être les seuls à jouer ce type de musique dans le coin...

Laurent : de toute façon, Le Havre possède un public pour la pop.


Itv réalisée par Bastien CANTILON


Jo Webzine - 9 mars 2002

Attiré par les bonnes vibrations de leur premier mini album Polar Ep, je me suis rendu au baptême parisien des Tokyo/Overtones qui avait lieu au Divan du monde. La première partie était assurée par les anglais de Roméo Trading co qui, malgré les nombreuses facéties de leur chanteur sont restés peu convaincants. Il faut dire que le public était surtout venu pour découvrir les T/O qui, dès leur entrée en scène affichaient une sérieuse envie d'en découdre. Malheureusement, une corde capricieuse a enrayé le rythme du concert. Puis, le son s'est dégradé pour devenir franchement brouillon sur la fin du set.

Un peu frustré, j'ai retrouvé les T/O quelques jours plus tard devant leur public. Cet excellent concert a balayé les mauvaises impressions laissées par le Divan. De plus il m'a permis de rencontrer Laurent, chanteur et guitariste du groupe.

Vous venez d'enregistrer votre premier mini album Polar Ep en compagnie de David Fontaine. Comment s'est passé cet enregistrement ?

Nous avions envie de collaborer avec David Fontaine qui a un peu les mêmes oreilles que nous. David a travaillé sur le premier maxi de Tahiti 80, le dernier Mary Lake ainsi que des démos pour le Haïku de Dionysos. Tous ces groupes nous ressemblent. On était également séduits par sa méthode artisanale. On a passé une semaine à Brionne au milieu des vaches suffisamment loin de tout pour bosser tranquillement. On a préféré cette convivialité rustique à un studio mieux équipé mais moins chaleureux. Je pense que cette spontanéité s'entend bien sur le disque. Les cordes et les cuivres ont été enregistrés dans un autre studio. C'est le mixage qui a été le plus difficile et qui nous a paru interminable. Ce long processus a permis de donner une nouvelle couleur aux morceaux. Je pense notamment à O.kee.pa qui ouvre le disque, et qui aurait été différent sans l'apport de David.

Quelle est la façon de travailler des T/O ?

Le plus souvent, j'amène les paroles, une suite d'accords et une vague idée de mélodie que je donne aux gars. Chacun apporte son petit ingrédient et un petit morceau griffonné sur une guitare peut aboutir à tout autre chose. C'est toute la richesse du groupe.

Avant les T/O, avez-vous connu d'autres expériences musicales ?

William (guitare) et Sébastien (batterie) jouaient tous les deux dans Cosimo, un groupe plutôt pop. Virgile (basse) était chanteur et guitariste des Charentaises acoustiques. Pour ma part, j'étais guitariste chanteur des Chapter 24 ma meilleure expérience avant les T/O.

Pourquoi avoir choisi de signer chez Cosmosonic, un label qui débute ?

L'histoire c'est qu'on avait déjà commencé à enregistrer Polar Ep avant de signer chez Cosmo. Quand ils nous ont contacté on était déjà prêts à produire le disque avec Elka Vox notre asso. On a été séduit par leur approche de la musique. Ils nous ont laissé une grande liberté dans la production du disque. On peut continuer par exemple à travailler avec Ster un ami infographiste qui a réalisé la pochette de Polar Ep. De plus, ils ne nous ont pas imposé de chanter en français ce qui est déjà beaucoup.

On a commencé à entendre parler de vous avec votre première démo éponyme. Comptez-vous reprendre des morceaux de cette démo ?

On a déjà repris Out, un morceau assez rock et bizarrement structuré. On l'a repris pour équilibrer un peu le disque car on était un peu gêné par Polar EP qui ne dégageait pas la même ambiance que les autres morceaux.

Jusqu'à ce dernier concert, je préférais vous écouter sur disque que vous voir sur scène. Vous paraissez beaucoup plus à l'aise qu'auparavant, le ressens-tu de la même manière ?

Depuis quelques concerts nous sommes accompagnés par deux techniciens pour le son et les lumières. On a pas mal bossé au niveau des effets et de la mise en place des morceaux. Ce travail commence à payer. Nous sommes aidés par l'Agora une salle du Havre. Cette plus grande aisance permet de mieux réagir devant les petits soucis comme quand une corde de basse nous lâche. Ce qui s'est produit au Divan du Monde. Ce petit tracas nous aurait paru insurmontable il y a encore quelques mois. Mais là, cela s'est passé tout seul avec une petite blague pour faire patienter le public. Notre réaction face à cet incident est peut-être la chose la plus positive du concert au Divan. J'ai l'impression qu'on arrive peu à peu à apprivoiser la scène.

Après ce concert au Divan du Monde, vous avez enchaîné par une date en Angleterre. Avez-vous ressentis des différences entre les publics français et anglais ?

En fait, les Anglais ont été très sympas. Est-ce le quartier qui était assez chaud, ou l'effet de la bière, mais il est clair que l'ambiance était beaucoup moins glacée qu'au Divan. Les gens n'ont pas hésité à venir nous parler après le concert, et avaient l'air plutôt contents. J'étais d'autant plus surpris que j'appréhendais un peu de chanter devant des anglais. C'est la première fois que des Anglais entendaient les textes. Ces réactions nous ont fait du bien. C'est important pour nous car nous sommes incapables de nous juger. Nous manquons de recul.

Quels sont vos projets ? Comptez-vous enchaîner rapidement sur un album ?

Je pense que l'on passera beaucoup plus de temps sur le prochain disque. On compte louer une maison cet été pour enregistrer tranquillement. On a pas mal d'idées et de morceaux de côté. Mais bon, on doit voir cela entre nous ainsi qu'avec le label. Tout dépend aussi de la vie de Polar Ep et de son accueil. Jusqu'à maintenant, on n'a pas cherché à aller trop vite, on avance par étapes.

Guillaume Lebouis



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